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Cap sur La Tuque en hiver !

Ski

Par Marie-Julie Gagnon

Temps de lecture: 8 minutes

Prendre le train l'hiver a quelque chose de magique. Plus on s'éloigne de la ville, plus les paysages enneigés deviennent immaculés. Les buildings font place à la forêt. On assiste, aux premières loges, à des représentations spontanées : les flocons qui se posent sur les arbres déjà chargés de neige, une rafale de vent qui décoiffe une épinette… Avec un peu de chance, on peut même apercevoir un lièvre ou une perdrix. On profite d'autant plus du spectacle qu'il est impossible de capter le réseau cellulaire pendant une partie du trajet !

Pour se rendre à La Tuque, il faut monter à bord du train qui se dirige vers Senneterre, en Abitibi-Témiscamingue. Les passagers prennent place dans le même convoi que ceux qui filent vers Jonquière, mais à bord de voitures différentes. C'est à partir de la gare de Hervey-Jonction, en Mauricie, qu'ils se séparent et poursuivent leur route respective.

Paysage vu du train

Bien installée au chaud, j'alterne entre contemplation, lecture et sieste. Les grandes fenêtres me permettent d'apprécier le paysage, peu importe l'humeur de dame Nature. En Islande, où la température ne donne pas toujours envie d'aller jouer dehors, on appelle cette activité « Gluggavedur », soit « le temps des fenêtres ». Je ne connais aucun autre endroit aussi agréable que le train pour se livrer à cet exercice, alors que le paysage se transforme au gré des kilomètres.

Paysage vu de la fenêtre

Le voyage débute à la seconde où je franchis la porte de la voiture qui m'est assignée. J'ai mon petit rituel : j'organise mon espace de sorte à avoir mes essentiels à portée de la main (bouteille d'eau, câbles pour recharger mes appareils électroniques et collations). Ne me reste plus qu'à me laisser porter.

Dès que le convoi s'enfonce dans la forêt, je perds tous mes repères. Hypnotisée par les branches chargées de neige, je me dis qu'elle est là, l'essence du voyage : dans ces bouts de paysages glanés ici et là, déjà loin de mon quotidien. Il m'arrive parfois d'entamer la conversation avec d'autres passagers, mais je ne force jamais rien. Rester dans ma bulle silencieuse, écouteurs vissés aux oreilles, m'apparaît souvent comme la plus délicieuse des parenthèses. Respecter son état d'esprit du moment, voilà sans doute la meilleure manière de bien profiter d'un périple sur rails.

La gare comme point de départ d'un séjour latuquois

Gare

La gare de La Tuque se trouve en plein centre-ville. Elle abrite aussi le bureau de tourisme. J'apprends que la municipalité doit son nom à une montagne qui rappelait la forme… d'une tuque. « Une partie a été détruite quand le barrage a été construit », explique Marie-Josée Tousignant, coordonnatrice à l'accueil touristique et à la promotion.

Pour se mettre dans le bain, le Circuit découverte Atisoko, qui débute à la gare, est tout indiqué. Ce parcours piétonnier, dont le nom atikamekw signifie « Raconte-moi », propose une incursion dans l'histoire de la ville, racontée à travers des personnages qui ont marqué la région. Des panneaux immersifs ponctuent le circuit. Une fresque créée par Sautozieux en collaboration avec l'artiste local Jacques Newashish en 2023 conclut la promenade.

Juste à côté de la gare se trouve un stand de taxi. « Les distances ne sont pas très grandes à La Tuque, dit Valérie Fortin, cheffe du développement et du maintien touristique. Quelqu'un qui ne souhaiterait pas conduire pourrait se débrouiller avec des taxis. »

Parmi les activités hivernales qui se démarquent, elle mentionne le ski, la raquette, le traîneau à chiens et la pêche sur glace. « D'un côté de la montagne, on peut faire du ski et de l'autre, de la raquette. » Ski La Tuque permet aux familles de dévaler 13 pentes, dont 9 sont éclairées en soirée. En plus d'une pente-école et d'un snowpark, il est possible de faire de la descente en tubes. Des pistes de ski de fond totalisent également une quarantaine de kilomètres.

Ski
Ski de fond

Ouvert de janvier à mars et de mai à la fin octobre, le parc des chutes de la Petite-Rivière-Bostonnais, où l'on prête patins et raquettes, constitue un autre beau terrain de jeux. En été, un guide-animateur accueille les visiteurs à l'ancien poste de traite. La drave est à l'honneur au Centre d'interprétation de la rivière Saint-Maurice. De quoi donner envie de revenir pendant la belle saison !

En soirée, une nouvelle projection architecturale sur l'église Saint-Zéphirin, en plein cœur du centre-ville, propose une incursion poétique dans l'univers des Latuquoises et des Latuquois, tous les soirs, du mardi au samedi.

Projection architecturale
Expo aviation

Plutôt envie d'une activité à l'intérieur ? Une exposition gratuite créée par Tourisme La Tuque relate l'histoire de l'aviation locale à l'aérogare Gaston-Hamel. Munis de casques de réalité virtuelle, les visiteurs peuvent survoler le territoire sans quitter le sol, en plus de découvrir des panneaux d'interprétation.

Où manger et dormir ?

Dôme Méandre

À une trentaine de minutes de la gare, Méandre propose de décrocher complètement dans des dômes aménagés pouvant accueillir jusqu'à quatre personnes. Pas d'électricité ni de Wi-Fi, mais un poêle à bois et un foyer gardent les visiteurs au chaud. Un rond au gaz et un BBQ au charbon permettent de cuisiner. Des sentiers accessibles toute l'année mènent jusqu'au lac. L'hiver, on peut s'y rendre à pied, en raquette, en ski hok ou à vélo (en location). À proximité, un sentier de 4 km borde également une rivière. Un spa est aussi accessible. Le gros plus : les déplacements non motorisés sont privilégiés sur le site.

Microbrasserie La Pécheresse

Pour prendre un verre et se sustenter au centre-ville de La Tuque, trois valeurs sûres : la microbrasserie La Pécheresse, le Bistro Le Mauricien et Le Boké. Fondée en 2015 par Michael Martineau et Marc-André Ayotte, et six fois récipiendaire au World Beer Awards, La Pécheresse accueille les amateurs de bière dans une atmosphère chaleureuse. Alors que le Bistro Le Mauricien mise sur des plats classiques, Le Boké marie des saveurs du Québec de manière très créative. Cassolette de brie chaud aux abricots, canneberges et sirop d'érable, pizza sushi aux deux saumons et caramel teriyaki, tartares variés… De quoi donner encore plus hâte à l'après-ski!

Infos pratiques

  • Le trajet entre Montréal et La Tuque en train prend environ 5 h 45.
  • Cool Taxi est le voisin de la gare, au 530, rue Saint-Louis : 819 523-2525.
  • Vendue au coût de 55 $, la Passe 155 inclut les billets journaliers et les consommations pour deux, trois ou quatre personnes (le prix reste le même qu'on soit deux ou quatre).
  • Méandre propose un forfait hivernal avec la Passe 155 (à partir de 345 $ pour deux nuits en occupation double ou quadruple). Réservation : 819 701-6598 ou info@meandre.ca.
  • Pour un forfait d'une nuit avec billets de ski, deux options : l'Hôtel Marineau Centre, à une vingtaine de minutes en voiture de la gare (à partir de 195,95 $ en occupation double ou 336,90 $ en occupation quadruple), et l'Auberge de La Petite Chapelle (à partir de 220 $ en occupation double ou 385 $ en occupation quadruple), déjeuner inclus, à huit minutes à pied de la gare. Réservation : 819 523-9501, latuquecentre@hotelsmarineau.com.
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