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L'hiver au Saguenay-Lac-Saint-Jean en train

Paysage de la Mauricie à bord du train Montréal-Jonquière

Paysage de la Mauricie à bord du train Montréal-Jonquière

Par Marie-Julie Gagnon

Temps de lecture: 9 minutes

Paradis des amoureux de l’hiver, le Saguenay-Lac-Saint-Jean? Sans l’ombre d’un doute! Partout dans la région, les adeptes de ski de fond, de raquette, de motoneige, de pêche sur glace, de vélo à pneus surdimensionnés et de simples glissades profitent d’un vaste terrain de jeux blanc immaculé. La neige saupoudre parfois d’ailleurs le paysage bien après la date officielle de l’arrivée du printemps. Pour s’y rendre, rien de tel qu’emprunter les rails, souvent loin de la route. Les jours de tempête, on se sent comme dans une boule à neige!

Arbres enneigés

Bien sûr, le trajet est beaucoup plus long qu’en voiture. Nous quittons Montréal par ses coulisses, le temps d’apercevoir l’emblématique pancarte « Farine Five Rose » et de jeter un coup d’œil aux cours arrière des appartements. Puis, nous longeons des champs et filons vers la Mauricie, où villes et villages se succèdent, avant de nous engouffrer dans le ventre de la forêt. Le convoi contourne nombre de lacs et de rivières. Aucun réseau cellulaire ne peut être capté pendant une bonne partie du trajet. Entre lecture, sieste et contemplation des paysages à travers les grandes fenêtres, le bouton « pause » s’enclenche doucement. Il ne reste alors qu’à se laisser bercer au chaud dans le train direction Jonquière.

Intérieur d’une voiture

Des expériences uniques

J’ai grandi à Saint-Félicien, à une quarantaine de kilomètres de la gare de Chambord, où descendent les passagers qui souhaitent explorer le lac Saint-Jean. Non loin de là, le Village historique de Val-Jalbert fait partie des lieux qui me fascinent depuis l’enfance. À l’époque, tout le monde parlait d’un village « fantôme ». C’était suffisant pour me terroriser autant que piquer ma curiosité. Une fois sur place, ce n’était pas tant les maisons laissées à l’abandon qui retenaient mon attention, mais la majestueuse chute Ouiatchouan. S’il était nécessaire d’emprunter quelque 764 marches pour la voir du sommet, aujourd’hui, un téléphérique peut nous y emmener en quelques minutes pendant l’été (je préfère encore emprunter l’escalier!). De là-haut, la vue sur le lac Saint-Jean est spectaculaire.

Val-Jalbert
Val-Jalbert

En plus des minimaisons sur pilotis installées en face du village, certaines maisons d’époque ont été converties en chambres d’hôtel. J’ai déjà dormi au-dessus du magasin général. Bien que le bâtiment date des années 1920, l’espace où séjournent les touristes comprend toutes les commodités modernes. Et non, je n’ai jamais croisé de fantôme!

Cabines sur pilotis de Val-Jalbert vues de haut
Cabines sur pilotis de Val-Jalbert

D’octobre à mai, alors que le site semble endormi, il est possible de se procurer des billets pour aller explorer les environs à pied, en raquette, en ski de fond ou même en trottinette de neige. Figée par le froid, la chute se mue en véritable œuvre d’art.

Village historique de Val-Jalbert

À Saint-Félicien, à une quarantaine de kilomètres de Chambord, j’ai été aux premières loges de la transformation du Zoo sauvage, bien différent des jardins zoologiques que j’ai eue l’occasion de visiter un peu partout au fil du temps. Les sentiers de la nature, où « les animaux sont en liberté, et l’humain en cage », comme le disait le slogan, permettent d’observer de nombreuses espèces de la forêt boréale à bord d’un petit train grillagé. Il est presque impossible de ne pas apercevoir d’ours noir (sauf pendant la période d’hibernation), d’orignal ou de bison.

Zoo sauvage de Saint-Félicien
Intérieur du train des sentiers de la nature

À une époque où les questionnements éthiques sont nombreux quand il s’agit du bien-être animal, je vous avoue m’être demandé si j’allais continuer à visiter « mon » zoo. Oui, l’entreprise a une politique de développement durable et fait beaucoup d’éducation et de sensibilisation, mais est-ce suffisant? Je n’arrive toujours pas à trancher. Ce que je sais, par contre, c’est que de nombreux efforts ont été déployés pour créer des habitats plus agréables pour les animaux. Par exemple, celui des ours polaires inauguré en 2018 est dix fois plus grand que l’ancien. L’ajout d’activités pour dynamiser le site m’apparaît aussi intéressant. À la fin de l’été 2025, la première Course boréale a par exemple attiré des coureurs de tous âges.

Ours polaires

Créé par Moment Factory, le parcours Anima Lumina propose pour sa part de découvrir l’endroit sous une tout autre… nuit. Un nouveau restaurant imaginé par l’architecte Pierre Thibault transforme également une partie du site. Un menu plus diversifié y est proposé. Mais rassurez-vous, la bonne vieille tourtière du Lac se trouve toujours sur la carte!

Des activités et des hébergements hors du commun

En hiver, la motoneige fait partie des activités de prédilection dans la région. La piste de la Passerelle du 49e parallèle s’étire sur 236 km en pleine forêt boréale, du Site touristique Chute à l'Ours, à Normandin, à la rivière Péribonka. Il est possible de poursuivre le trajet jusqu’aux monts Valin.

À Roberval, il est possible de patiner au Village sur glace, où des maisonnettes sont installées pendant la saison hivernale. Les mordus de fatbike peuvent quant à eux parcourir le lac Saint-Jean ou le fjord du Saguenay sur deux roues. Une course de 12 km à pied est également organisée sur le lac.

Raid du Fjord

En descendant du train à Jonquière, deux gares après Chambord, il est facile de prendre part à différentes excursions, notamment en motoneiges électriques dans les monts Valin.

Le parc national des Monts-Valin est d’ailleurs l’un des secteurs les plus enneigés de la région. L’hiver, les arbres s’y transforment en gigantesques fantômes, qu’on découvre en raquette ou en ski nordique. L’été, on peut explorer ses sentiers à pied ou à vélo, faire du canot ou du surf à pagaie et même pêcher l’omble chevalier.

Imago Village vu de haut

Embrassez la nature en vous mettant à l’aise dans une yourte à flanc de montagne.

Parmi les lieux qui piquent la curiosité, Imago Village offre une merveilleuse immersion en pleine nature. Conçues dans la région, les yourtes et autres hébergements insolites plantés dans le décor grandiose des Monts-Valin font face à la station de ski Valinouët, au cœur du massif des Monts-Valin, où l’on peut skier dans une neige 100 % naturelle jusqu’à la fin mars, et à quelques minutes de L’Éternel Spa, ouvert toute l’année. Quand le paysage se déleste de son épais manteau blanc, le vélo de montagne ravit à son tour les amoureux de sensations fortes. Des pistes sont accessibles tout près des yourtes.

Yourte d’Imago Village
Monts-Valin
Intérieur d’une yourte d’Imago Village
Vue d’une yourte
Imago Village à la tombée de la nuit

Très prisé des motoneigistes, Imago Village compte aussi le Café Giallo et la Yourte bistro du nord, qui propose une table d’hôte axée sur les saveurs locales, en plus de sa poutine au filet mignon.

Du côté de Saint-Fulgence, où l’on aperçoit le fjord du Saguenay, le Parc aventure Cap Jaseux est maintenant ouvert toute l’année. Les parcours y offrent une bonne dose d’adrénaline aux enfants comme aux adultes. En hiver, il est notamment possible de tester la via ferrata. Il est possible de dormir dans certains des hébergements même en hiver, notamment dans les dômes, les pods, les chalets et les cabanes en bois rond.

Parc aventure Cap Jaseux - Via ferrata
Pod du Parc aventure Cap Jaseux

Chose certaine, peu importe la saison, les amoureux du plein air ont de quoi se tenir occupés dans la région. Pour puiser l’inspiration, rendez-vous sur le site de Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean !

Infos pratiques :

  • Durée prévue du trajet entre Montréal et Jonquière : près de 12h. Entre Montréal et Chambord, au Lac-Saint-Jean : environ 10h.
  • La région du Saguenay-Lac-Saint-Jean est immense – sa superficie est supérieure à celle du Portugal ! Le mieux est de louer une voiture une fois sur place ou de contacter une agence pour organiser le transport. Certains hébergements peuvent aussi aller vous chercher à la gare ou réserver un taxi pour vous (nécessaire à Chambord – aucun taxi n’attend les passagers à la gare). Il n’est pas possible de découvrir la région seulement en transport collectif.
  • Deux entreprises locales qui peuvent offrir du transport privé ou adapté sur demande : Equinox Aventures et Saguenay aventures.
  • Des taxis et du covoiturage sont possibles de la gare vers des lieux touristiques comme Val-Jalbert ou le Zoo de Saint-Félicien, mais il est nécessaire de réserver à l’avance.
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