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L'étonnante histoire de VIA Rail
L'étonnante histoire de VIA Rail
Au cours du siècle qui suit l'inauguration du premier chemin de fer public au Canada, des milliers de kilomètres de voies ferrées se déploient partout, contribuant à cimenter le nouveau pays et jouant un rôle sans cesse croissant sur les plans économique et social. Mais l'invention de l'automobile, suivie de près par celle de l'avion, bouleverse une société qui vivait déjà une métamorphose à vitesse grand V.
Années 50. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les automobiles deviennent plus abordables, donc plus attrayantes pour les consommateurs qui accèdent ainsi à une certaine autonomie, ce qui entraîne la construction de nouvelles routes et l'amélioration des infrastructures de transport routier partout en Amérique du Nord. Quant aux compagnies aériennes, elles répondent à une demande accrue en augmentant la fréquence des vols et le nombre de destinations à travers le pays, tout en réduisant les tarifs. Peu à peu, les gouvernements délaissent le rail voyageurs, affectant plutôt d'énormes ressources financières au transport routier et aérien.
Années 60. En 1967, les deux sociétés de chemins de fer du pays, le Canadien Pacifique et le Canadien National, songent à délaisser les services voyageurs pour ne maintenir que le transport des marchandises. Considérant le transport des personnes comme un service essentiel, le gouvernement fédéral s'engage donc, cette année-là, à financer 80 % des pertes subies par ces sociétés dans l'exploitation du rail voyageurs. Mais cette mesure n'incite pas les compagnies ferroviaires CP et CN à investir davantage dans ce secteur. Leur service continue de se dégrader et le nombre de voyageurs diminue. En fait, en 1967, l'année même du centenaire de ce Canada « construit sur des rails », le rail voyageurs semble être sur le point d'appartenir à une époque révolue.
Années 70. En 1977, le gouvernement fédéral du premier ministre Pierre Elliott Trudeau pose un geste sans précédent au Canada, inspiré par la création, en 1971, de la société Amtrak aux États-Unis : il crée VIA Rail Canada, convaincu qu'une société d'État, dont la mission exclusive sera de regrouper et d'assurer toutes les liaisons intervilles de transport de personnes au Canada, pourra vraiment diminuer les coûts du rail voyageurs et améliorer le service offert.
Années 2000. Au tournant du troisième millénaire, il est clair que la présence de VIA Rail est essentielle : en plus d'être une société viable, elle ne cesse d'innover. Et surtout, elle a convaincu des millions de personnes que le train est « la façon humaine de voyager ».
| 1977 |
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| 1979 |
En octobre, la gare CP de Vancouver est fermée au profit de la gare CN, qui reçoit désormais les trains transcontinentaux. |
| 1980 |
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| 1981 |
Le 1er juillet, la livraison de la première rame LRC est soulignée à la gare Windsor de Montréal. C'est le début d'une stratégie à long terme : rendre les voyages en train pratiques et attrayants. Le 27 octobre marque d'ailleurs le 125e anniversaire du premier service voyageurs entre Montréal et Toronto.Le 1er novembre, VIA Rail rationalise ses services (y compris ceux de l'Atlantique et du Super Continental) en les réduisant de 20 %. Ainsi, 400 postes sont éliminés. |
| 1983 |
En avril, ouverture du Centre de maintenance de Montréal (Ville Saint-Pierre), spécialisé pour les trains LRC. En août, une autre réorganisation touche le personnel de gestion et entraîne la coupure de 109 postes cadres et non syndiqués dans tout le réseau. |
| 1984 |
En avril, VIA déménage son siège social à la Place Ville Marie, à Montréal. Le 10 septembre, VIA accueille le pape Jean-Paul II à bord du train pontifical. Une semaine plus tôt, un attentat à la bombe à la gare Centrale de Montréal pousse VIA Rail Canada à redéfinir ses normes de sécurité. |
| 1985 |
En juin, la Société ouvre le Centre de maintenance de Toronto. 1000 employés de l'entretien de la ligne de chemin de fer CN se joignent à VIA. Le mois suivant, VIA commande 20 nouvelles locomotives. Le 8 novembre, la gare du Palais, l'une de ses premières gares historiques entièrement restaurées, est réouverte au centre-ville de Québec. Au cours de la deuxième moitié de cette décennie, VIA Rail ouvre ses propres centres de maintenance à Toronto, à Montréal, à Winnipeg, à Vancouver et à Halifax, ce qui permet à la Société d'exercer un meilleur contrôle sur le calendrier et la qualité des services d'entretien. Elle peut d'ailleurs compter sur quelque 1000 chefs de trains, agents de trains ou mécaniciens de locomotives qui ont été transférés du Canadien National, ce qui lui donne un contrôle direct de l'exploitation de ses trains. |
| 1986 |
Le 150e anniversaire du premier train voyageurs au Canada est commémoré par un logo. On célèbre aussi le centenaire de la ville de Vancouver, née avec l'ouverture de la première gare de l'Ouest. VIA participe à l'Expo 86 et inaugure, le 29 mai, Le voyage en train par excellence au Canada, sa première croisière ferroviaire luxueuse dans les Rocheuses. Le 8 février marque la journée la plus sombre de l'histoire de VIA Rail alors que la collision de deux trains cause la mort de 23 personnes à Hinton en Alberta. |
| 1987 |
En mai, VIA lance sa politique relative à la ponctualité de son service : les clients reçoivent des crédits-voyages si leur train arrive en retard à destination. En juin, les chefs de train et les agents de train du CN se joignent à VIA, et on ouvre le Centre de maintenance de Montréal. |
| 1988 | Inauguration, à la gare Union de Toronto, du premier des salons Panorama, réservés à l'usage exclusif des clients de la classe VIA 1. Peu après, on lance le projet prioritaire Montréal-Toronto. Les premières voitures en acier inoxydable remises à neuf dans le cadre du projet de conversion à l'électricité (CÉ) entrent dans l'atelier en octobre. Ce mois-là, VIA installe dans ses voitures LRC de la classe VIA 1 un équipement dernier cri : des téléphones cellulaires! |
| 1989 |
Deux nouveaux centres de maintenance sont ouverts : à Halifax, en janvier, puis à Vancouver, en avril. À l'automne, le gouvernement fédéral annonce que d'importantes coupures de personnel seront effectuées à VIA Rail à compter du 15 janvier 1990. |
| 1990 |
VIA Rail abandonne le service de son transcontinental sur la route du sud, au profit de la route du nord. |
| 1991 | En juin, VIA adopte un nouveau look pour les voitures LRC et lance l'Opération Excellence à l'échelle du pays. En décembre, les efforts des employés portent fruit : les Centres de maintenance de Winnipeg et de Vancouver reçoivent le certificat « or » international. |
| 1992 |
La classe Bleu d'Argent est lancée en juin. Quelques mois plus tard, en octobre, la durée du trajet entre Montréal et Toronto est réduite à 3 heures et 59 minutes. On ouvre les salons Panorama de Montréal et d'Ottawa. La gare de Winnipeg fait l'objet de rénovations majeures. |
| 1993 |
En mai, la gare de Vancouver devient la gare Centrale du Pacifique. En juin, on lance la classe Alizés sur l'Océan, entre Montréal et Halifax. |
| 1994 | En mars, le programme Idées en marche, lancé l'année précédente, bat son plein. Plus de 345 équipes à l'échelle du pays proposent des idées pour réduire les coûts et générer des revenus. En octobre, VIA remporte le prix de design Brunel pour la remise à neuf de son parc en acier inoxydable. |
| 1995 |
Au printemps, la grève nationale des chemins de fer, déclenchée au début de l'année, touche le pays tout entier, y compris VIA Rail et ses nombreux voyageurs. C'est aussi au cours de cette saison-là que VIA devient le premier transporteur terrestre au monde à être relié à des systèmes de réservation de compagnies aériennes, ce qui donne un accès énorme à ses produits. En mars, VIA Rail inaugure son premier site Internet. En mai, les trains du nord du Québec deviennent des trains de jour et remplacent les trains de nuit afin de favoriser l'écotourisme, tout comme le Skeena (Jasper-Prince Rupert) et le Baie d'Hudson de la liaison Churchill-Winnipeg. À l'automne, VIA crée divers programmes de formation pour améliorer la qualité du service de son personnel, dont Canalert, visant à étudier la fatigue et la vivacité d'esprit chez le personnel de conduite. |
| 1996 |
Les employés de VIA changent de look : la Société présente l'uniforme bleu marine, gagnant du prix de design Brunel. En avril, le journal Vialogue devient un bulletin style magazine. Deux mois plus tard, VIA instaure son programme de récompense qu'elle baptise VIA Préférence. |
| 1997 |
En février, VIA lance son nouveau système de réservation sur Internet, VIA Resernet. Abandon de la liaison Atlantique, Montréal-Sherbrooke-Halifax. |
| 1998 | La tempête de verglas, en janvier, paralyse une partie du sud du Québec et du nord des États-Unis pendant plusieurs semaines. Le service de VIA est momentanément interrompu. En juillet, une « ère nouvelle pour les services voyageurs » - ENSV - entre en vigueur. En novembre, VIA lance le Train des amoureux : un forfait pour les couples qui désirent voyager dans l'intimité d'une suite. |
| 1999 |
Le service de navette entre la gare de Dorval et l'aéroport,AirConnect, est lancé avec succès en janvier. Au printemps, VIA présente au grand public son nouveau logo. En août, la gare de Winnipeg reçoit le prix BOMA pour son design. À l'automne, la Société lance son service de messagerie VIAPAQ Courrrier. |
| 2000 |
Le gouvernement fédéral concrétise son soutien à long terme de VIA en annonçant un investissement de 402 millions de dollars destiné à la revitalisation des services ferroviaires voyageurs au Canada.VIA annonce l'acquisition des voitures Renaissance. Le Canada favorise ainsi l'atteinte des objectifs fixés par l'entente de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre. VIA annoncera par la suite qu'elle fera l'acquisition de nouveau matériel roulant et qu'elle améliorera son infrastructure, ses gares, ses méthodes de sécurité et ses pratiques environnementales. Elle achète des voitures ultramodernes, conçues pour les trajets d'une nuit. Son parc ferroviaire augmentera de 30 %. Elle fait aussi l'acquisition de 21 nouvelles locomotives et entreprend la remise à neuf de ses voitures LRC VIA 1. |
| 2001 |
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| 2002 |
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| 2003 |
L'année du 25e anniversaire de la création de VIA Rail en tant que société d'État indépendante est soulignée, entre autres, par un logo commémoratif et un livre souvenir. En janvier, VIA lance son nouveau plan stratégique, intitulé Les gens qui vous transportent. En juillet, elle installe des bornes de billetterie libre-service dans le Corridor et fait l'essai d'Internet sans fil à bord des trains qui y circulent. Dans l'est du pays, on débute la mise en service des voitures Renaissance. En décembre, le gouvernement annonce un nouveau financement pour la Société. |
| 2004 |
La mise en service des trains Renaissance se poursuit dans l'est du pays. |
| 2005 |
Lancement de la nouvelle classe Alizés de l'Océan, présentant « Une expérience d'apprentissage dans les Maritimes », entre Montréal et Halifax. |
| 2006 |
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En mai, VIA lance sa politique relative à la ponctualité de son service : les clients reçoivent des crédits-voyages si leur train arrive en retard à destination. En juin, les chefs de train et les agents de train du CN se joignent à VIA, et on ouvre le Centre de maintenance de Montréal.
Le gouvernement fédéral coupe pratiquement de moitié le financement qu'il accorde à VIA pour ses dépenses d'exploitation, dans un contexte de réduction du déficit national, le faisant passer de 600 millions à 350 millions de dollars. Au total, 2 761 personnes seront mises à pied à travers le Canada, c'est-à-dire 38 % des 7 300 employés de VIA Rail. Au Québec seulement, 994 postes seront coupés.
En mai, la gare de Vancouver devient la gare Centrale du Pacifique. En juin, on lance la classe Alizés sur l'Océan, entre Montréal et Halifax.
Les employés de VIA changent de look : la Société présente l'uniforme bleu marine, gagnant du prix de design Brunel. En avril, le journal Vialogue devient un bulletin style magazine. Deux mois plus tard, VIA instaure son programme de récompense qu'elle baptise
Le service de navette entre la gare de Dorval et l'aéroport,
En janvier, VIA met en œuvre la nouvelle structure organisationnelle : Stratégie, Exploitation, Contrôle. À l'été, elle soumet son système de gestion de la sécurité ferroviaire à Transports Canada. Les voyageurs, de leur côté, mettent la main sur les premiers exemplaires du tout nouveau magazine de la Société,
Grâce au